Le Conseil des ministres approuve l ouverture d un crédit extraordinaire pour les dépenses urgentes
Wednesday, May 16, 2012
Le ministre de l'Information Walid Daouk a annoncé mercredi, au terme de la séance du Conseil des ministres, tenue au palais présidentiel de Baabda sous l'égide du chef de l'Etat Michel Sleiman en l'absence des ministres Marwan Charbel et Hussein Hajj Hassan, "l'approbation de l'ouverture d'un crédit extraordinaire pour les dépenses urgentes".
"15 milliards de livres libanaises ont été accordées à l'armée, 5.7 milliards aux FSI, 1250 milliards au ministère de l'Education pour les examens officiels et 700 millions pour l'entretien des équipements du ministère des Finances", a expliqué le ministre Daouk.
Et d'ajouter que des avances du budget ont été approuvées pour le stade sportif Kamil Chamoun (un milliard de L.L.), pour des hôpitaux publics et pour l'augmentation des prestations aux personnes à besoins spéciaux".
M. Daouk a assuré que "le président Sleiman a abordé, au début de la séance, les incidents sécuritaires dans la ville de Tripoli après l'arrestation d'un réseau terroriste. Il a également salué le déploiement de l'armée et des forces de sécurité pour contrôler la situation".
"Le Conseil supérieur de Défense s'est réuni et a pris des décisions concernant notamment le renforcement des FSI et les forces d'intervention à Tripoli et nous avons envoyé 200 policiers pour garantir la présence de 80 éléments parce que l'armée est chargée de protéger la sécurité, mais en parallèle avec les FSI si le besoin se fait sentir", a-t-il dit.
Le ministre Daouk a souligné l'insistance du président Sleiman à persévérer dans les mesures d'interdiction du trafic d'armes aux frontières, à la coordination continue entre les réseaux et il a mis l'accent sur la nécessité d'assurer les besoins urgents pour accomplir les missions de première importance puisque la sécurité est une exigence essentielle pour tous".
"M. Sleiman a expliqué que, pendant la réunion du Conseil supérieur de défense, la question des données des télécommunications a été discutée et il a demandé aux ministres concernés de s'entendre. Il a également précisé que jusqu'à présent, les données n'ont pas encore été livrées malgré les directives des instances judiciaires, ce qui a nécessité l'interférence du ministre de la Justice pour révéler les raisons des entraves à ce sujet", a-t-il noté.
"Le chef de l'Etat s'est penché sur l'affaire judiciaire et l'urgence de publier les actes d'accusation dans les plus brefs délais, surtout que certains prisonniers ont été arrêtés pour une durée plus longue que les peines et sanctions stipulées dans la Constitution", a signalé le ministre Daouk.
Concernant l'affaire du prisonnier Chadi Mawlawi, il a mis l'accent sur "l'importance de suivre les investigations et d'avoir recours à la justice".
"M. Sleiman a également condamné la manière avec laquelle l'accusé Chadi Mawlawi a été arrêté au bureau d'un ministre bien connu à Tripoli", a-t-il déclaré.
"La Sûreté générale a rempli ses obligations et si une erreur a été enregistrée dans la forme, la solution ne serait pas dans la libération de la personne arrêtée mais dans les mesures qui protègent la dignité de tous et aboutit à rectifier l'erreur", a-t-il poursuivi.
Et de dire que "les décisions prises par le Conseil supérieur de Défense ont abouti à l'entrée de l'armée dans toutes les régions de Tripoli, notamment les quartiers chauds".
"Nous créons notre paix civile qui est soutenue par toutes les parties politiques et religieuses et perçue positivement par les habitants de Tripoli", a ajouté M. Daouk citant toujours le président Sleiman, mettant l'accent sur "l'attachement du Premier ministre Najib Mikati, des présidents Fouad Siniora, Omar Karamé et Saad Hariri et du cheikh Malek Chaar à la préservation de la paix civile car ils sont conscients du danger actuel".
Le ministre de l'Information a souligné "la détermination du chef de l'Etat à améliorer le discours et l'éthique politiques pour une relance du dialogue entre toutes les composantes de la patrie".
"L'armée a agi en toute responsabilité", a loué le président Sleiman, révélant qu'il a appelé à protéger le prestige de l'Etat pour ce qui a trait à la sécurité et la justice et il a déploré les tentatives de certaines parties suspectes de lui porter atteinte".
Toujours selon M. Daouk, "M. Sleiman a évoqué la visite du Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud (Australie), la qualifiant de bénéfique puisqu'elle est complémentaire à sa visite d'Etat (visite de Sleiman) en Australie".

